#ECJ (6 août) en 1945, la bombe Enola Gay est relâchée sur la ville d’Hiroshima, Japon. Une partie de l’uranium fut miné en secret à Great Bear Lake dans le Territoire du Nord-Ouest. 

Le 6 août 1945, les forces alliées relâchent la bombe atomique surnommée «Little Boy» sur la ville d’Hiroshima au Japon. Trois jours plus tard, ils en laissent tomber une seconde sur Nagasaki, appelé «Fat Man», qui causa une explosion plus petite que la précédente. Ces attentats des bombes tuèrent environ 129 000 personnes sur le coup, à peu près 80% de ce chiffre était des civiles. Les attentats causèrent plusieurs blessures horrifiantes et des problèmes de santé qui mèneraient, plus tard, à la mort de plusieurs autres personnes.

Explosion atomique à Hiroshima (gauche) et Nagasaki (droite)

Après que les bombes furent relâchées, le Canada fut informé que l’uranium utilisé dans les bombes atomiques qui ont ciblé Hiroshima et Nagasaki, avait été miné dans une mine à Great Bear Lake dans les Territoires-du-Nord-Ouest. Ce projet minier, faisant partie du projet de bombe atomique anglo-canado-américain, était très secret, la majorité de la population canadienne était inconsciente des opérations. 

Port Radium, Great Bear lake, Territoires-du-Nord-Ouest

En 1940, des scientifiques pour la Grande-Bretagne découvrirent une façon de créer une bombe atomique utilisant de l’uranium naturelle. Toutefois, ce processus était long, difficile et très coûteux, la Grande-Bretagne quémanda donc l’aide des États-Unis et du Canada. Durant les années qui suivirent, le Canada devint de plus en plus impliqué dans la production des bombes atomiques. 

En mars 1942, le gouvernement américain commanda 60 tonnes d’uranium canadien d’Eldorado, la compagnie minière canadienne qui opérait au port Radium, la mine de Great Bear Lake. C.D. Howe, le ministre des munitions et des approvisionnements dit à Gilbert LaBine, propriétaire d’Eldorade, que cette commande devait absolument rester secrète. Il lui dit : «I want you to reopen […] Get together the most trustworthy people you can find. The Canadian Government will give you whatever money is required… And for God’s sake don’t even tell you wife what you’re doing. » (Ce traduit librement à «[…] Rassemble les personnes à qui tu fais le plus confiance. Le gouvernement canadien te donnera tout l’argent qui est requis… et pour l’amour du ciel ne dit même pas à ta femme ce que tu fais.») Au cours des prochains 10 mois, Eldorado livrera 220 tonnes d’uranium avant de passer à la tâcher du traitement de l’uranium congolais.

La majorité de l’uranium fut miné par le Dene, une population semi-nomade d’autochtones, qui fut payé le montant minimum pour miner et transporter la marchandise jusqu’aux États-Unis. Les Denes furent exposés à l’uranium pour de longues périodes de temps, toutefois, les effets néfastes de l’uranium ne se sont pas présentés. Par contre, après la guerre, plusieurs des hommes de Dene moururent de maladies reliées, tel que le cancer, et le village Dene devint le village des veuves. 

    En plus de miner de l’uranium, le Canada a aussi participé dans l’exploration de la production du plutonium avec les britanniques à Montréal en 1942. Par 1944, les scientifiques réalisèrent que pour produire du plutonium ils auraient besoin d’énormes réacteurs d’eau. En avril 1944, le «Combined Policy Committee» opta de construire le premier réacteur d’eau canadien à Chalk River. 

Laboratoires de Chalk River Photo : Centre national de recherche du Canada

Les efforts canadiens dans la construction de la bombe atomique demande une reconnaissance de la contribution dans le champ de la science nucléaire, en plus de la responsabilité de la destruction et la dévastation des victimes à la maison et à l’étranger. 


1. Robert Wingfield-Hayes. “The ‘sanitised narrative’ of Hiroshima’s atomic bombing” BBC News, 4 August 2015. http://www.bbc.com/news/world-asia-33754931.

2.  Anna Tilman, “On the Yellow Cake Trail: History of Uranium Mining in Canada,” The Sentinel, 19 no. 3 (Summer 2009).

3.  Kim Peterson, “Canada, Racism, Genocide, and the Bomb,” The Dominion. April 5, 2005.

4.  Gordon Edwards, “How Uranium from Great Bear Lake Ended Up in A-Bombs,” Canadian Coalition for Nuclear Responsibility.1996.

5.  Andrew Nikiforuk, “Echoes of the Atomic Age: Cancer kills fourteen aboriginal uranium workers,” Calgary Herald. 14 March 1998.

6.  Anna Tilman, “On the Yellow Cake Trail: History of Uranium Mining in Canada”. 

7.  Gordon Edwards, “Canada and the Bomb: Past and Future,” ,” Canadian Coalition for Nuclear Responsibility.1996.

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